| Le deuil des personnes accompagnées |
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OBJECTIF
Le décès de personnes accueillies est souvent abordé à mots couverts au sein des structures d’accueil et de soins. Suite à l’annonce, la pudeur déployée par les professionnels est compréhensible car ils ont le souci de rester mobilisés auprès des autres personnes qu’ils accompagnent. Par conséquent, la charge mentale associée à la disparition d’un usager est gérée de façon individuelle, voire informelle. Des rituels collectifs existent parfois : il s’agit d’associer ceux qui le souhaitent à participer au rituel funéraire, à évoquer la mémoire du défunt (les bons et les mauvais moments) pour remettre du sens à son parcours de vie.
Il s’agit d’évoquer les résonances affectives à l’œuvre, individuelles et collectives, afin d’identifier certaines étapes du processus de deuil (sidération, tristesse, colère, incompréhension…) et leur retentissement sur le climat de l’équipe ou au sein de la structure d’accueil. Il s’agit également d’apprécier la portée des actions mises en œuvre, comme l’instauration de rituels autour du défunt (participation aux funérailles, l’annonce de son décès aux autres professionnels ou personnes accueillies, la mise en place d’une chapelle ardente symbolique, …). La mise en place d’instances régulatrices (groupe de parole ponctuel) peut s’avérer nécessaire selon le contexte. Ces préconisations permettent à la collectivité d’aborder la mort dans des conditions plus sereines, contribuant ainsi à apaiser les tensions initialement ressenties et de mieux supporter la perte. Les représentations intimes de chacun ne sont pas nécessairement livrées, mais la parole autorisée autour du défunt -avec lequel se sont construites des interactions durant plusieurs mois ou années- permet d’élaborer le souvenir que la communauté professionnelle pourra en conserver, limitant le risque d’une mort anonyme.
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